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MONSIEUR GOUNOU : UN COMBAT D’ARRIERE-GARDE

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 La FCPE, première Fédération de parents d’élèves et indépendante de tout parti politique, tient à réagir aux propos de monsieur Gounou parus dans Quidam-Hebdo du11 juillet 2014.

La réforme des rythmes scolaires est une nécessité.

  Elle part de deux constats simples : la journée de classe de six heures est trop longue pour nos enfants ; nos enfants sont plus disponibles le matin pour les apprentissages.

Il était donc indispensable d’abandonner la désastreuse semaine de quatre jours, décidée unilatéralement et sans concertation en 2008, comme le montre le rapport parlementaire rédigé par Xavier Breton (UMP) et Yves Durand (PS), ce qui prouve qu’il ne s’agit pas d’une histoire de politique politicienne. Malheureusement, en cette année d’élections municipales, certains hommes politiques, et certains syndicats enseignants, ont changé d’avis, instrumentalisant de façon éhontée nos enfants !

 La priorité de monsieur Gounou est que tout élève sache  lire, écrire et compter en entrant en sixième ; c’est aussi la nôtre et avec une journée de cours allégée et cinq matinées de classe au lieu de quatre, on progressera en ce sens, comme le montrent déjà certains témoignages d’enseignants, appliquant les nouveaux horaires dès 2013. Mais la «  baisse de niveau » déplorée par Monsieur Gounou est peut-être aussi due au fait que ses amis politiques ont supprimé 80 000 postes dans l’Education Nationale de 2002 à 2012 ; tout enseignant vous dira qu’il n’a pas tout à fait les mêmes pratiques avec 30 élèves qu’avec 25.

Le périscolaire doit être mieux financé.

  Concernant le périscolaire,  les communes ne peuvent bien entendu supporter les coûts de la réforme à elles seules : la FCPE réclame donc depuis 2012 que le fond d’amorçage soit pérennisé sous une forme ou sous une autre. Mais les communes  ne peuvent s’exonérer du vrai choix : la priorité doit être le devenir de nos enfants.

 Doit-on continuer à construire des ronds-points ou financer les TAP ?Doit-on, comme dans certaine commune rurale du département, aménager un bureau flambant neuf pour le Maire dans une salle attenante à l’école ou dédier ce même local aux activités périscolaires ?

 Les autorités  départementales de l’Education Nationale avec le décret Hamon doivent-elles vraiment accepter que dans dix communes du département nos enfants aient encore deux journées de six heures de classe et que dans une dizaine d’autres, les TAP soient regroupés sur une demi-journée, laissant aux enfants huit demi-journées de classe , dont deux journées de six heures ?

 La réforme des rythmes scolaires est une bonne chose, même si elle n’est pas parfaite, et la FCPE restera vigilante sur les améliorations à apporter. Parmi celles-ci, un financement plus important du périscolaire par l’Etat et une meilleure prise en charge par certaines communes garantiront une véritable égalité pour nos enfants et pourront aussi être un gisement d’emplois et/ou une meilleure perspective de carrière pour les personnels communaux.

 Il est grand temps que tout le monde se mette autour de la table, sans esprit partisan,  pour répondre aux besoins de nos enfants qui sont notre avenir.

Eric Casail, Secrétaire Départemental FCPE.

 

http://quidamlhebdo.fr/loeil-dandre-gounou-les-rythmes-scolaires-accentuent-linegalite/